Le numéro 23 est indiscutablement associé à Michael Jordan. Le 46 à Valentino Rosso, le 24 à Jeff Gordon et le 48 à Jimmy Johnson. Ses numéros font parties de l’identité des pilotes et sont des marques de reconnaissance. Un point de vue que partage Jean Todt. Le président de la FIA vise à changer le principe de numérotation par classement pilote et constructeur en vigueur depuis une décennie environ.
Le changement de couleurs des casques sont une des causes des problèmes d’identifications des pilotes. Les numéros sur les monoplaces sont trop petits et seul la couleur des casques permettent de faire la différence. Idem, le nom des moteurs ne sont pas vraiment visible sur les monoplaces.
Le président de la FIA, Jean Todt souhaite changer cela à l’avenir, même si cela sera difficile : « je n’ai pas le pouvoir de changer quoi que ce soit, sans remuer les conflits inutiles. Je ne suis pas heureux de cette situation. Comme dans la série NASCAR, un pilote pourra avoir son propre numéro, le pilote le gardera toute sa carrière. Une manière de combiner un numéro avec un pilote. »
Une proposition qui ne satisfait pas les constructeurs de la FOTA : « Actuellement, ils (la FOTA) ne sont pas intéressés, ils sont très heureux comme cela. Mais j’espère que cela changera. » explique Jean Todt.
Il est vrai que l’idée d’associer un numéro à un pilote peut être intéressant. Surtout pour les pilotes. Il est compréhensible que les équipes ne souhaitent pas ce principe, voulant mettre en valeur leur propre marque, par le biais des pilotes. L’instauration des numéros préférentiels bouleversera les habitudes de gestion de marque.
La puissance d’une marque se mesure sur deux critères : La notoriété et l’identité. Autant la première relève du quantitatif, autant la seconde procède du qualitatif. Un chiffre permet d’offrir cette qualité. L’idée de Jean Todt rendra assurément plus dynamique la Formule 1. La dernière fois qu’une « excentricité » a été permise dans les numéros remonte à Nigel Mansell sur les Williams avec ses numéros en rouge. Distinctif de ses équipiers.
Valentino Rossi change régulièrement de couleurs de casques, mais jamais de numéro, cela permet une identification plus claire et pour des stars mondiales, un numéro est une marque qui rapproche. Entre nous, James Bond serait’ il le même sans son matricule 007 ?