Archives du tag : French

Pourquoi les équipes F1 n’ont plus d’intérêts pour les compagnies aériennes ?

Lorsqu’en Février 2013 le Sheikh Abmed bin Saeed Al-Maktoum pose aux côtés de Bernie Ecclestone pour annoncer l’arrivée de la compagnie aérienne Fly Emirate comme sponsor majeur de la Formule 1 pour la période 2013-2017 les représentants de la marque indiquaient avoir l’intention d’être également sponsor d’une équipe à partir de 2015.

Après UBS, Fly Emirate complète l’éventail spectaculaire de partenaires officiels du championnat du monde. Le contrat est d’une base de 30 millions à 40 millions de dollars selon les indications, mais le numéraire est de seulement 10 millions. Le reste est une dotation de la compagnie aérienne pour les voyages à travers le monde du personnel de la FOM voir de la FIA.

Ce contrat est intéressant à plus d’un titre car il illustre assez bien pourquoi les équipes ne chassent plus réellement des contrats auprès des compagnies aériennes. La cause au faible investissement en numéraire de ces dernières et à comparer aux frais des équipes pour les voyages (entre 5 et 10 millions de dollars par an). Ce qui sous entend que les équipes ne souhaitent pas offrir une large place sur une voiture pour seulement 10 millions de dollars (sur une offre globale de 20 millions de dollars) et préfère trouver un sponsor offrant directement les 20 millions. Surtout que dans le même temps, ces mêmes compagnies aérienne n’hésite pas a débourser des sommes folles dans le football (75% du contrat entre Fly Emirate et le Real Madrid est en numéraire pour exemple).

Alors que les compagnies Singapour Air, Eithad, Gulf et Qantas sponsorisent les GP de Singapour, Abu Dhabi, Bahreïn et Australie, les équipes faisant la promotion d’une compagnie aérienne sont au nombre d’une seule en 2014 : Force India avec Fly Kingfisher. Un contraste à l’heure ou ces mêmes compagnies se font une guerre ouverte en terme de prestations de luxe.

Publié dans Economie, F1 Leaders, Marketing | Tagué , | Commentaires fermés sur Pourquoi les équipes F1 n’ont plus d’intérêts pour les compagnies aériennes ?

Haas et l’intérêt pour Danica Patrick

La piste Danica Patrick/Haas si elle ressemble à un formidable coup médiatique assumé, n’est pas dénué d’intérêt à plusieurs titres. Derrière le souhait de voir la jeune femme derrière un volant de Formule 1, il y a le renouvellement de son contrat NASCAR.

« Ce serait génial si cela fonctionne et ce serait un grand succès pour l’Amérique. Imaginez les médias venir dans notre stand, ils ne pourraient aller nulle par ailleurs que pour la voir. » La phrase de Gene Haas résume pleinement le rôle de Danica Patrick dans son projet d’équipe. L’idée est de séduire des partenaires complémentaires en utilisant l’image d’une star américaine du volant.

Toutefois derrière ces déclarations de bonnes intentions il y a le renouvellement du contrat de Patrick en NASCAR. Après avoir signé un contrat de 4 (2 années et 2 années en options) avec JR Motorporsports qui l’engageait sur la papier jusqu’en 2015. Elle permuta en 2013 chez Stewart-Haas sur les mêmes bases contractuelles. Un détail intéressant car au-delà de faire venir Danica Patrick en Formule 1, c’est surtout pour son équipe NASCAR que Gene Haas souhaite garder Danica Patrick. La jeune femme est soutenue par plusieurs sponsors (essentiellement Goddady.com) et elle est fortement convoitée par le paddock.

Mais cette fois ci le renouvellement serait à l’avantage de Haas en proposant un package innovant à la jeune femme de 32 ans. Un prolongement de son contrat NASCAR et un contrat de pilote (d’essais) Formule 1 pour un total de 10 millions de dollars par année selon les estimations. Un projet idéal pour cadrer dans le plan marketing imaginé par IMG (voir ici) pour Danica Patrick.

Cette solution permettrait à Gene Haas d’investir pleinement dans son programme Formule 1 et de rendre plus autonome son équipe NASCAR via Danica Patrick.

Publié dans Communication, Rumeurs, Sport USA, Transferts | Tagué , , , | 2 commentaires

Opération 2024 pour le circuit Gilles Villeneuve

Lorsqu’en 2010 le nouveau promoteur du GP du Canada, Octane, signe son contrat de cinq ans (2011-2015) avec la FOM de Bernie Ecclestone avec un contrat de base à 10 millions d’euros, l’option à plus longue durée était entendue entre l’argentier de la Formule 1 et François Dumontier.

Le nouvel accord signé samedi dernier traduit une extension jusqu’en 2024. Le point le plus délicat étant l’aspect financier. En cela Bernie Eccestone est devenu plus flexible sur le principe de la redevance, à la condition d’un investissement important dans les infrastructures. Ainsi le promoteur paiera en 2015 une redevance de 17 millions de dollars canadien (11,5 millions d’euros) et l’augmentation annuelles ne sera que de 2% jusqu’en 2024. En échange l’Etat et la Municipalité de Montréal s’engagent sur un investissement dans le circuit estimé à 20 millions d’euros minimum.

Le renouvellement de Montréal s’inscrit dans celle initié par Silverstone en 2011 (jusqu’en 2027). Les nouveaux circuits débourseront des sommes importantes (sur une base de 30 millions d’euros annuels sur 7 ans), tandis que les pistes historiques bénéficient d’un traitement similaire à celui de Montréal (une faible redevance contre un investissement des infrastructures). Le seul moyen pour maintenir l’équilibre économique et sportif de la discipline.

Publié dans Economie, Grand Prix | Tagué , , | Commentaires fermés sur Opération 2024 pour le circuit Gilles Villeneuve

Note du Mardi : Les (vraies) dessous d’une rumeur de transfert

En bourse il faut acheter la rumeur et vendre la nouvelle. Tel indique un dicton populaire. En Formule 1 chaque histoires débutent souvent par une rumeur, un bruit. Mais son mécanisme est plus complexe que l’on pourrait penser. Voici un des secrets de la circulation des bruits en Formule 1.

Que le fond de la rumeur soit vraie ou pas, il y a toujours une partie de réelle. Il faut en être sur. Ignorer la rumeur ou la dénigrer est une erreur car c’est une part d’information qu’il faut se souvenir.

Le plus souvent il y a trois sources à la rumeur : l’agent, une source haut placée en F1 et l’équipe elle-même. Concernant l’agent, le procédé est entendu est nous l’avons largement expliqué ici, l’objectif est de faire parler de son client en le valorisant. Ainsi un pilote sera toujours à la base d’un intérêt pour une autre équipe, selon un processus largement usité.

Concernant l’équipe elle-même, c’est également un stratagème de négociation en réponse à une demande de l’agent du pilote pour une réduction substantielle de l’argent pour la saison suivante. Ou alors il y a dénonce des discussions ou alors un autre pilote entre dans la danse comme moyen de pression.

La troisième voie de la rumeur est la source haut placée en F1. Tout le monde pense à Bernie Ecclestone. Mais l’homme reste discret sur ces dossiers, bien qu’il soit au courant de leurs finalités et de leurs avancements. Son intérêt étant la Formule 1, tout ce qui y touche la valorise d’une manière ou d’une autre. Nous pouvons aussi penser à Jean Todt, mais le territoire de la FIA étant désormais dans le théâtre technique, il n’a aucun intérêt sur le terrain des rumeurs de transfert.

En réalité les fameuses sources hauts placées en F1 sont surtout émises par des propriétaires d’équipes rivales dans le but de déstabiliser les relations entre un pilote et  son équipe ou il est présent. Ainsi l’objectif est de convaincre le relais médiatique qu’il est honnête et que l’information est fiable. Mais elles sont basées sur une déduction en fonction du jeu d’échec qui entourent le paddock. Ainsi le journaliste n’est qu’un relais de cette réflexion et c’est très souvent le cas de nos jours.

Lorsque vous entendez ou lisez une rumeur sur un transfert en Formule 1, sachez que la source est surtout l’agent (s’il y a une valorisation du pilote via un intérêt d’une autre équipe), ou alors c’est une déduction d’un autre team manager afin de déstabiliser l’équipe rivale. Il est rare qu’une équipe dévoile par elle-même les dessous des négociations en vue d’une prochaine négociation auxquelles elle n’a pas l’avantage. Et encore plus rare qu’un journaliste enquête sur ces dossiers.

Car en Formule 1 comme ailleurs, il faut avoir l’avantage dans une négociation pour obtenir le meilleur prix pour quelque chose.

Publié dans Communication, Note du Mardi, Rumeurs, Transferts | Tagué , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : Les (vraies) dessous d’une rumeur de transfert

Note du Mardi : Pourquoi le projet Lola B12/00 pourrait inspirer la F1

A l’heure ou les constructeurs de la Formule 1 étudient l’option de vendre des châssis à des équipes, une idée serait intéressante d’être étudiée pour la discipline et s’inspirerait d’un projet américain.

Lorsque l’IndyCar a lancé son appel d’offre pour sa nouvelle monoplace 2012. Lola a présenté son projet B12/00. L’intérêt de ce concept résidait dans sa double vision. Etre à la fois le châssis de base de l’Indycar mais également pour la formule de promotion inférieur, l’Indy Light. En réalité c’est l’unité centrale et le nez qui étaient commun dans les deux disciplines. Bien entendu le moteur, la boite de vitesses, la suspension arrière, la carrosserie et l’aileron arrière sont différents d’une discipline à l’autre. Mais l’idée pour Lola était de proposer un design commun permettant aux pilotes de la formule de promotion de s’adapter plus facilement, mais également de réaliser des économies d’échelle. Plus ambitieux, le constructeur anglais souhaitait que de nouvelle équipes d’Indy Light se lancent en IRL grâce à cette proximité technique.

Aujourd’hui le GP2 et GP3 (qui appartiennent directement au groupe Formule 1 depuis 2007), disposent de châssis italien fournis par Dallara et propulsé par des moteurs atmosphériques entre 400 et 620 cv. Toutefois pas de récupérateur d’énergie cinétique, ce qui creuse l’écart avec les équipes de Formule 1. Ces dernières ayant passées une énorme étape dans ce domaine en 2014 et pour les prochaines saisons.

Notons que Ferrari a proposé en 2009 à la discipline A1 GP un dérivé de sa F2004 à moteur V8 Maserati de 450cv (600cv avec le powerboost). Ce qui démontre qu’un projet similaire est possible.

L’idée étant pour relancer la discipline GP2 et donner de l’intérêt à la GP3, de s’inspirer du modèle Lola B12/00.  Le GP2 a prolongé la vie de la Dallara GP2/11 de trois nouvelles années (jusqu’en 2017), tandis que le GP3 a renouvelé sa monoplace mais s’inscrira dans la même idée jusqu’en 2020 environ. La réduction des coûts étant nécessaire. Mais si les constructeurs F1 proposaient en 2017 une monoplace de type 2014/2015 ? la coque serait la même, seul, comme sur le projet Lola, la partie arrière de la monoplace serait différente. Les équipes GP2/GP3 pourront alors choisir leur châssis.

Ceci permettrait aux constructeurs d’amortir également les coûts, de relancer l’intérêt du GP2/GP3, l’ouvrir la porte à des équipes de GP2 visant la Formule 1 via la vente de châssis client et permettre l’établissement d’une filière de compétence. Ce serait une alternative interne à cette bataille d’influence concernant ce point précis d’amortissement de coûts. Ne plus voir uniquement la Formule 1 comme marché, mais l’ensemble des disciplines comme berceau d’avenir.

Publié dans Note du Mardi, Technique F1 | Tagué , , , , , , | Commentaires fermés sur Note du Mardi : Pourquoi le projet Lola B12/00 pourrait inspirer la F1

Quand Ferrari envisage l’avenir de Raikkonen contre 30M€

La concordance entre la performance de Jules Bianchi au Grand Prix de Monaco avec sa Marussia et les résultats de Kimi Raikkonen n’a rien d’anecdotique à Maranello, ou Marco Matiacci a identifié les points faibles de la Scuderia Ferrari pour la saison 2014. Le pilote finlandais fait partie des points négatifs, malgré lui. Une des causes principales étant le manque de communications  entre l’ingénieur de course Antonio Spagnolo et le champion du monde 2007. La raison étant que le premier ne parle pas anglais. La nomination par Mattiacci de David Lloyd dans l’entourage technique du finlandais est une notion acceptée (par force).

Inutile de demander une explication sur la nomination de Spagnolo aux côtés de Raikkonen, nul n’est en mesure d’en offrir une. Par déduction, nous savons que la situation de Ferrari ne satisfait pas le président Luca di Montezemolo qui prend toujours ses décisions pour l’intérêt supérieur de Ferrari. L’inverse aurait été surprenant. Quand à en apprendre plus, il convient de savoir lire sur les lèvres ou dans les penses des italiens embourbés dans une saison dont ils sont les spectateurs et non plus les acteurs.

L’environnement de Ferrari ne se prive pas de commentaires, justifiés ou pas, sur le retour de Kimi Raikkonen dans une équipe qui, naguère lui avait permis d’obtenir le titre de champion du monde en 2007. Le plus ironique de cette situation est que Ferrari envisage sérieusement de proposer un dédit à Raikkonen pour casser son contrat afin d’offrir à Jules Bianchi sa chance pour 2015. Dans les coulisses du circuit Gilles Villeneuve le prix de 30 millions d’euros choque les esprits et démontre la lourdeur de la situation de la Scuderia, malgré les déclarations de bonnes intentions autour du finlandais, durant une année décidemment compliquée.

Publié dans Exclusifs, Management, Transferts | Tagué , , , , | 5 commentaires

Red Bull et l’avenir d’Adrian Newey

L’ombre de Ferrari aura précipitée la réaction de Red Bull Racing sur le dossier Adrian Newey. L’ingénieur a prolongé son contrat « sur plusieurs années », mais nous pensons que ceci est une prolongation jusqu’en 2017, soit trois années de plus et des activités étendues.

Le salaire sera sensiblement augmenté de deux millions d’euros, passant à 12 millions d’euros par année. Newey aura aussi la possibilité de participer aux nouveaux projets de Red Bull Technology. En effet, Dietrich Materchitz, le patron de la marque autrichienne, souhaite que cette filiale se diversifie dans l’ingénierie. Cela divisera son temps de présence, mais Adrian Newey a besoin d’un peu d’oxygène selon les échos.

L’avantage Renault

En coulisse les discussions sur la prochaine motorisation Red Bull Racing ont cristallisé les relations entre Christian Horner et Adrian Newey. Le premier a démarché Mercedes-Benz et Honda sans succès (voir ici). De son côté, l’ingénieur anglais estime qu’il faut aider le constructeur français dans ses démarches. La prolongation de l’accord entre les deux parties a été à la base de la prolongation même d’Adrian Newey auprès de l’équipe autrichienne. La FIA permettant aux constructeurs de réaliser un nouveau bloc pour 2015 (merci Honda), afin d’équilibrer les forces, Red Bull Racing a confirmé logiquement son alliance mécanique avec le constructeur français pour l’an prochain. Soulignons que le contrat est valable jusqu’en 2016. Ce qui laisse une porte de sortie ou un argument de prolongation futur.

Les projets Newey

Le paddock parle beaucoup de la coupe de l’America depuis une décennie (voir ici pour souvenir), mais Red Bull Technology préparerait un projet secret selon les bruits. Nous pensons que cela pourrait être un jet d’affaire ou alors une gamme de voiture de sport propulsée par un moteur Infiniti. Il était entendu que RBT devait participer à l’élaboration de la voiture de sport dérivée du concept car Emerg qui devrait sortir en 2016. A l’image de la Mercedes SLR et des projets McLaren-Mercedes du début des années 90.

Publié dans F1 Leaders, Management, Transferts | Tagué , , | Commentaires fermés sur Red Bull et l’avenir d’Adrian Newey

Avant Poste – GP Canada 2014

Le Grand Prix du Canada 2014 va débuter dans quelques heures et je vous propose de lire les trois informations que vous devriez savoir avant de voir la course.

Alonso et la retraite

Le double champion du monde espagnol estime sur Sky Sport qu’il est possible d’obtenir un troisième titre de champion du monde avec Ferrari. Etant passé proche du titre à deux reprises (2010 et 2012 en ajoutant 2007 avec McLaren cela fait trois). L’objectif 2014 est simple : la 2ème place du championnat des constructeurs.

Toutefois il est intéressant de souligner qu’Alonso a aussi précisé qu’après ce troisième titre il arrêterait sa carrière en Formule 1. Confirmant la pensée qu’il avait déjà eux à l’époque de McLaren en 2007.

Renault objectif 2015

Le constructeur français s’active en coulisse afin de préparer la saison 2015. La FIA lui a donnée l’autorisation, ainsi qu’à Ferrari et Mercedes et ce grâce à l’arrivée de Honda la saison prochaine,  de concevoir un nouveau bloc moteur. Ainsi Renault lancera un nouveau moteur pour 2015 qui sera complètement différent car il s’inspirera fortement du moteur Mercedes.

Les constructeurs négocient actuellement avec la Fédération concernant la consommation qui devait passer à 95kg/100km au lieu de 100 aujourd’hui. L’idée est de garder encore cette dernière barre avant l’établissement du gel moteur progressif qui sera lui aussi décalé d’une saison.

Red Bull et la politique

Finalement Christian Horner a indiqué qu’il resterait avec Renault la saison prochaine. La saison 2014 n’étant pas d’un bon pedigree ni pour le constructeur français, ni pour l’équipe autrichienne qui a beaucoup de mal à s’adapter à la nouvelle réglementation. Les deux parties ont convenu de continuer pour la saison prochaine mais si en 2015 la situation n’évolue pas, il y aura rupture par consentement mutuelle et sans dédit pour la marque au losange.

En coulisse les discussions sur un retour à la concurrence pneumatique à l’horizon 2017 a déjà un opposant : Red Bull justement. Assez bizarrement l’argument des coûts est mis en avant par Christian Horner sur ce point. Mais surtout cela permettrait un équilibre entre les performances des équipes. Un équilibre que les autrichiens jugent très bien comme il est aujourd’hui.

Publié dans Grand Prix | Tagué , , , , , | Commentaires fermés sur Avant Poste – GP Canada 2014

Le bon moment des négociations

Jenson Button a indiqué que ce n’était pas « encore le moment. Pas le bon moment car nous avons beaucoup d’autres questions à résoudre avant de commencer à penser à l’avenir. » La question que l’on se pose est justement : quel est le bon moment ?

Du point de vue du pilote cela repose sur deux facteurs : Le premier est l’exploitation des performances de la monoplace. Pour son intérêt, le pilote doit être plus performant que sa monoplace afin d’avoir l’avantage. Si il attend que la monoplace s’améliore pour obtenir des résultats, l’équipe aura l’avantage. Le second est que suite à cette (ou ces) performances en piste il faut qu’un autre prétendant arrive pour que cela se conjugue comme étant « le bon moment » pour le pilote dans ses négociations. Il bénéficie d’un avantage sur l’équipe, car il plus performant que son équipier, il exploite bien sa monoplace par rapport aux possibilités de celle-ci et comble de bonheur il dispose d’au minimum une offre alternative (virtuel ou non peu importe).

Du point de vue de l’équipe cela repose aussi sur les deux mêmes facteurs : Dans un premier temps il faut que le constructeur développe une monoplace compétitive. C’est un facteur essentiel pour obtenir l’intérêt d’un top pilote. Ainsi, si le pilote dans cette monoplace réalise de bonne performance en parallèle du développement continue de la monoplace, l’équipe aura un atout dans ses négociations. Le second facteur est également une liste de prétendant. L’idéal c’est d’en avoir plusieurs. Pourquoi ? Car cela flatte le pilote que l’on souhaite renouveler d’avoir plusieurs prétendants (quoi qu’ils en disent) et lorsque qu’une rumeur dans les médias devient insistante, c’est le top départ.

Pour allez plus loin et vous plonger dans la peau d’un agent de pilote de Formule 1, je vous propose de relire cette Note du Mardi avec intérêt en cliquant ici

Publié dans Management, Transferts | Tagué , , , | Commentaires fermés sur Le bon moment des négociations

Red Bull et Renault ciblés par un corbeau

L’ombre du corbeau. Un accusateur anonyme a envoyé une lettre accusant une équipe Red Bull (RBR donc) et Renault d’avoir réalisé des essais de pré-saison illégales. Le destinataire de la missive était la FIA, Ferrari, Mercedes et Sauber et le cachet de la poste est helvetique. Son contenu est explosif selon Auto Bild.

Red Bull a réalisé 6 jours d’essais sur dans le centre de AVL à Graz en Autriche. Ce centre faisant parti d’un groupe implanté dans le monde (USA, Mexique, Inde, Chine, Japon, Brésil, Russie et surtout Europe) est spécialisé dans les solutions de test moteur, de système divers et des technologies de simulations.

Le mystère plane autour de cette lettre et les équipes Red Bull Racing et Scuderia Toro Rosso, ainsi que Renault ne font pas de commentaires sur le sujet.

Il est intéressant de signaler les destinataires de la dénonce. La FIA est logique car cela offre un argument de plus dans la lutte pour la réduction des coûts. De même pour Sauber qui est en lutte depuis plusieurs mois avec Christian Horner et Red Bull sur la question. Ferrari et Mercedes c’est plus subtile. La première a beaucoup de poids dans le jeu politique et reste la seule qui peut faire plier les autrichiens, bien que sur la question des coûts les deux parties sembles d’accord. L’objectif ? diviser. Mercedes est dans une position de médiateur actuellement. Ce qui permet de penser que le corbeau est un personnage averti des tendances des coulisses de la F1.

Publié dans Politique, Rumeurs | Tagué , , , , , , , | 2 commentaires